Archive

Archives pour la catégorie ‘7. DEUXIEME JOUR - 14 OCTOBRE’

A12 - Consolidation passerelle AI/ASP

18/05/2009
Comments Off

14 atelieroctobre de 11h00 à 12h30 (complet)
Comment consolider les passerelles entre AI et ASP pour garantir des emplois durables de qualité dans les services à la personne ? Cet atelier vous propose un regard sur les avantages, les inconvénients et les limites du partenariat entre AI et ASP.

Intervenants : Isabelle MARTIN (Travaux Solidaires Groupe, Groupe Economique Solidaire, Territoire de Belfort) ; Yves BISSON (Point Familles, ASP cliente de Travaux Solidaires Groupe, Territoire de Belfort) ; Stéphane DUMEIGE (Proxim’Services Côte de Nacre, association intermédiaire, Calvados).

Isabelle MARTIN, en tant que directrice d’un Groupe Economique Solidaire, nous présente les fondements, avantages et inconvénients d’une collaboration directe entre une AI et une ASP par le biais de prêt de main d’œuvre, ceci à partir de 4 expériences différentes de collaboration dont la première a démarré en 2002 en Alsace.

Yves BISSON, directeur de l’ASP Point Familles, cliente de Travaux Solidaires Groupe, apporte son éclairage.

Stéphane DUMEIGE intervient en sa double qualité de Directeur de l’Association Intermédiaire (AI) AIRE et de la structure de Services à la Personne (ASP) Proxim’Services.

Son rôle : impulser le transfert des salariés de l’AI vers l’ASP. A ce jour, 1 salarié sur 2 de l’ASP vient de l’AI. Il nous parle du fonctionnement des ces 2 associations et de l’instauration des passerelles ainsi que des avantages et inconvénients de ces dernières.

A11 – La participation des salariés à la vie de l’entreprise

18/05/2009
Comments Off

14 octobreatelier de 9h00 à 10h30 (complet) et de 11h00 à 12h30
La participation des salariés en parcours à la vie de leur entreprise exige de (re)penser les différentes implications du fait du statut de ces salariés et de leur temps de passage dans les SIAE. Cooptation de délégués du personnel, association à vocation de comité d’entreprise… : cet atelier présentera quelques initiatives, s’arrêtera sur les premiers enseignements du groupe de travail « Participation des salariés à la vie de l’entreprise » et appellera le témoignage des participants sur leurs pratiques.

Intervenants : Des membres du comité de pilotage du projet « Participation de salariés à la vie de l’entreprise » et des salariés en parcours professionnel

Compte-rendu de l’atelier animé par Jacques FLANDRIN

Conditions pour favoriser l’expression et la participation des salariés :
• pas de contrainte, on vient quand on veut, le temps qu’on veut
• des salariés motivés et un travail collectif
• des partenaires réguliers, présents et actifs sur le territoire
• une ouverture à l’extérieur pour éviter le club replié sur lui-même
• une personne (salariée ou bénévole) qui se consacre au sujet, c’est à dire qui accompagne les actions de participations des salariés.
• des finances qui permettent de faire fonctionner les actions
• une direction impliquée et motivée par l’action
• des actions qui valorisent les salariés

Points de vigilance :
• bien préciser le fil rouge de l’action, le sens (pour le groupe de Redon, c’est la démocratie participative)
• risque de faire un groupe « sympa » et de ne pas en sortir
• respecter le rythme du groupe.
• différencier le rôle d’un CIP et le rôle d’animateur d’un tel groupe. Pour cela, il faut prendre du recul
• distinguer l’apport pour le groupe et l’apport pour la structure qui porte l’action.

Remarques générales :
• un intérêt vif pour la question
• une attente forte pour le thème plus précis de la représentation des salariés et des IRP
• une confusion entre la participation des salariés et la représentation ; un besoin de formation sur le rôle et la fonction des IRP
• le groupe qui fonctionne à Redon a sa logique propre, qu’il doit garder. L’élection des DP est de la responsabilité de l’employeur : il faut bien distinguer le rôle de chacun.
• de nombreuses actions diverses et variées sont menées dans le réseau.
• importance de changer le regard sur les salariés en parcours professionnel, que le CIP de la SIAE travaille en complémentarité
• la coordination et le lien entre la SIAE et un groupe tel que celui de Redon est important pour qu’il y ait apport de chacun et complémentarité.

A10 - La formation professionnelle, clé de voute de l’emploi durable

18/05/2009

14 octobre de 9h00 à 10h30 et de 11h00 à 12h30
atelierLa formation professionnelle est incontournable pour un retour à l’emploi durable des salariés en parcours. Elle permet de développer leurs qualifications tout en tenant compte des besoins du marché du travail. L’exemple avec la formation «Assistant(e) informatique et Internet à domicile» de MODE 83, la formation action « Illettrisme et consignes d’hygiène et sécurité » mise en place par le COORACE Bourgogne et l’atelier de professionnalisation « services à la personne » développé par Solidarité Service.

Intervenants : Henri BERNARDON et Pietro LADU (Solidarité Service, association intermédiaire, Saône et Loire), Yves SIBILAUD (Association Méditerranée Ordinateurs pour le Développement et l’Emploi, Var), Brigitte RENAUD (COORACE Bourgogne).

 

Début 2006, la mairie de Monceau les Mines cherche des solutions pour favoriser le maintien des personnes âgées à domicile dans un ancien quartier minier. En parallèle, on constate un fort taux de chômage sur les bassins d’emploi de Monceau les Mines et du Creusot. Une première action de formation pré-qualifiante de 60 h sur les services à la personne est organisée en mars 2006 pour 30 stagiaires qui se révèlent très motivés pour poursuivre vers une qualification. Forte de ce succès et largement soutenue par la DDTEFP, Solidarité Services, association intermédiaire locale, lance en octobre 2006, le premier « Atelier de professionnalisation sur les services à la personne ». Solidarité Services qui en est aujourd’hui à la 3e promotion et envisage d’ouvrir cet atelier aux stagiaires d’autres SIAE du département fait le point sur cette initiative. La parole à Henri BERNARDON et Pietro LADU mais également à une stagiaire de l’atelier…

-

A l’origine, le COORACE Bourgogne décide d’accompagner collectivement 6 AI de Saône et Loire pour l’élaboration du « document unique », obligatoire pour toute entreprise. Un constat en ressort : les supports d’information sur les risques professionnels ne sont pas compréhensibles pour les personnes en situation d’illettrisme, bien que, en tant que salariés mis à disposition chez des particuliers ou en entreprise, elles effectuent des tâches comportant des risques identifiés. Une idée germe : demander à des salariés eux-mêmes en situation d’illettrisme de créer collectivement un nouveau support d’information sur la prévention des risques professionnels, projet permettant par la même occasion d’initier l’apprentissage de certains savoirs de base et des outils informatiques et TIC. Un résultat très riche à de multiples niveaux pour les 14 stagiaires qui se sont lancés volontairement dans cette aventure de 18 semaines, ne serait-ce que l’envie retrouvée d’apprendre… Brigitte RENAUD, coordinatrice du projet, témoigne.

De 2002 à 2005, dans le cadre du programme européen EQUAL, le COORACE PACA Corse expérimente avec succès une formation à destination de 80 personnes en difficulté, faiblement qualifiées. L’objectif de la formation est l’apprentissage de l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) grâce à une « entreprise virtuelle d’entrainement multimédia », en vue de favoriser l’accès des stagiaires au marché du travail. En parallèle, de nombreux facteurs convergent favorisant l’émergence d’un nouveau métier, celui d’assistant informatique et internet à domicile. D’où l’idée de créer une formation certifiante ayant pour ambition de qualifier pour ce nouveau métier des personnes en difficulté et de répondre ainsi aux besoins de recrutement à venir des organismes et associations de services à la personne, grandes surfaces spécialisées, espaces publics numériques,… Depuis 2006, de nombreux partenaires se sont associés au COORACE PACA Corse pour construire et expérimenter cette formation de 980 h avec 4 promotions de 10 personnes sur 2 départements. Le titre est enregistré au niveau IV au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) depuis avril 2009. Le défi est maintenant de promouvoir et d’essaimer la formation tout en stimulant le développement de ce nouveau service à la personne et a fortiori la création d’emplois. Yves SIBILAUD s’exprime sur le sujet en tant que directeur de MODE, partenaire du projet.

Compte-rendu de l’atelier animé par Isabelle CARTIER (Directrice Formation COORACE)

Le bénéfice de la formation va bien au-delà de la seule acquisition de connaissances et savoir-faire « métier ». De nombreux bénéfices connexes, à valoriser, sont constatés et contribuent de façon très significative au développement du bien-être et de l’employabilité des personnes, objectifs du parcours d’insertion.

Exemples :
- l’appétence retrouvée à l’apprentissage
- la découverte des nouvelles technologies de l’information et de la communication utiles au niveau tant professionnel que personnel (recherche sur internet, utilisation de la messagerie, SMS, initiation aux logiciels bureautique, photos, films,…)
- la réactivation/remobilisation de savoirs et capacités parfois oubliés
- le travail en groupe / en équipe permettant les échanges de pratiques et développant une émulation positive et le sentiment d’appartenance à un groupe (cf. pyramide des besoins fondamentaux de Maslow)
- la redynamisation globale de la personne grâce à une meilleure confiance en elle et image d’elle-même
- le développement de l’autonomie en général
- la prise de parole devant un groupe
- la reconnaissance objective en interne de connaissances, capacités voire compétences, valorisables à l’égard d’un futur employeur
- l’atteinte du niveau pré-requis pour entrer dans une formation qualifiante ou certifiante de niveau supérieur
- la prise de conscience de lacunes ou risques donnant l’envie d’aller plus loin
- un plus grand engagement et investissement de la personne dans son parcours d’insertion, dans la vie de la SIAE ou de l’entreprise en général et dans la réalisation des missions professionnelles qui lui sont confiées
- etc…

A partir des 3 projets présentés dans le cadre de l’atelier et des échanges avec les participants, un certain nombre de facteurs de réussite d’une action de formation à destination des salariés en parcours d’insertion ont été identifiés :

- nouer des partenariats sur le territoire pour mutualiser les moyens et les compétences, et favoriser la reconnaissance et la valorisation de l’action :
* employeurs actuels (SIAE),
* professionnels du secteur d’activité visé, employeurs potentiels futurs des personnes en formation
* organisme(s) de formation,
* financeurs,
* et tout autre partenaire dont l’expertise s’avère nécessaire pour la réussite du projet :
Exemples :
 plateforme LUTILEA de lutte contre l’illettrisme (projet sur l’hygiène, la sécurité et l’illettrisme en Bourgogne),
 Collège Coopératif d’Aix en Provence pour l’ingénierie de certification (projet « Assistant(e) informatique et internet à domicile » en PACA),
 représentants des employeurs du secteur
Ces partenariats sont importants à toutes les étapes du projet :
* en amont de la formation : dans le cadre de l’ingénierie du projet, pour en garantir le bon déroulement,
* pendant : pour valoriser et soutenir le travail et l’investissement réalisés par les stagiaires
* et après : dans la perspective du retour à l’emploi.

- sécuriser au maximum les personnes pendant la période de formation afin qu’elles soient réellement disponibles pour la formation :
* levée des freins en amont de la formation tels que la mobilité, la garde d’enfants, …
* indemnisation ou salaire permettant à la personne de ne pas être obligée de choisir entre se former et travailler pour subvenir aux besoins de sa famille,
* accompagnement socioprofessionnel maintenu tout au long de la formation, le stagiaire pouvant être déstabilisé par l’impact de la formation sur le plan personnel (travail pédagogique : déconstruire pour reconstruire)

- inscrire l’action de formation du salarié en parcours d’insertion dans un projet personnel et professionnel

- impliquer les accompagnateurs socioprofessionnels, encadrants techniques ou CIP dans le montage et le suivi de la formation pour « nourrir » le travail d’accompagnement et valoriser l’action de formation dans le parcours de la personne afin que toute la dynamique créée ne retombe pas à l’issue de la formation

- prévoir en amont, dans l’ingénierie de formation, les outils et moyens de valorisation et de reconnaissance des acquis de la formation a posteriori tant par la SIAE que vis-à-vis de l’extérieur

Exemples :
 obtention d’un titre, d’un diplôme ou d’une certification reconnus,
 validation d’unités de valeur en vue d’une VAE ultérieure,
 attestation d’acquisition de connaissances et savoir-faire,
 diffusion de la production réalisée en formation,
 engagement de la SIAE à proposer plus d’heures de travail après la formation, en rapport avec les acquis du stagiaire et son projet professionnel,…

- partir des pratiques professionnelles des participants favorise significativement leur adhésion à l’action de formation et la conversion des acquis en compétences. L’alternance théorie / mise en pratique est une modalité pédagogique souvent utilisée.

- prévoir dans la formation des temps d’échanges formels ou informels entre les stagiaires (déjeuner pris en commun, …)

Points de vigilance autour du rapport « formation professionnelle » et « emploi durable » :

- La formation professionnelle n’est pas une « baguette magique » et ne crée pas l’emploi durable. Elle l’étaye en développant l’employabilité, la capacité à s’adapter et à rebondir.

Attention à la communication en amont pour ne pas laisser croire aux participants à la formation qu’il y aura obligatoirement un emploi à la clé, même si, dans certains cas, l’ingénierie de formation prévoit l’engagement en amont d’employeurs à considérer la candidature, voire à recruter le stagiaire à l’issue de la formation.

- Un stagiaire qui trouve un emploi stable sans rapport avec la formation suivie : c’est aussi une réussite ! C’est souvent justement grâce aux acquis connexes de la formation (cf. § précédent).

A9 - Engagement de services

18/05/2009
Comments Off

14 octobre de 9h00 à 10h30
atelierPour donner une meilleure lisibilité à leurs activités et se différencier commercialement, les acteurs de l’ESS doivent afficher des engagements de services clairs et mesurables auprès de leurs clients mais également auprès de leurs salariés. Cet atelier présentera la synthèse de l’expérimentation entamée par COORACE après le séminaire Qualité de Metz (2008) et la soumettra au questionnement des participants.

Intervenant : Etienne LAURENT (COORACE national)

C’est en tant qu’ingénieur Qualité de la fédération COORACE qu’Etienne LAURENT nous parle des engagements de services.

Ces engagements de services sont pris par les structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE) auprès des demandeurs d’emploi mais aussi des clients.

Formalisés par un groupe de travail constitué au sein de COORACE - ce groupe de travail ayant lui-même poursuivi les travaux menés à l’automne 2008 à Metz à l’occasion d’un séminaire Qualité organisé à l’initiative de COORACE -, ces engagements sont aujourd’hui prêts à être expérimentés par des SIAE volontaires.

Compte-rendu de l’atelier

Les échanges lors de cet atelier ont porté sur :
- les engagements de service proposés : questions de compréhension, émissions d’opinions favorables, réservées…
- les enjeux de cette démarche Qualité en lien avec CEDRE, la marque Proxim’Services et la norme AFNOR
- les conditions de leur expérimentation

Il a été convenu à la fin de l’atelier qu’Etienne LAURENT fasse parvenir à l’ensemble des participants de l’atelier la totalité des engagements présentés.
Charge à ces derniers, ensuite, de manifester leur intention de les expérimenter.

A8 - Répondre aux offres d’insertion issues des marchés publics

18/05/2009
Comments Off

14 octobre de 9h00 à 10h30 et de 11h00 à 12h30
atelierCet atelier vous donnera les clés pour mieux comprendre les clauses sociales d’insertion dans les marchés publics (art. 14,15 et 30) et répondre aux offres.

Intervenants : Patrick FAURE (GE14, groupement d’employeurs, Bouches du Rhône), Nathalie-Ange GARNIER (Chargée de mission marchés publics, IRIAE, Rhône-Alpes), Nadir HAOUAT (Directeur du PLIE du sud-ouest lyonnais), Pascal CORNIQUET (AIRE, Association intermédiaire, Rhône-Alpes).

Patrick FAURE  nous présente le GE 14, un groupement d’employeurs initié en 2008 par le Coorace PACA Corse et l’UREI Paca - création activement soutenue par le conseil régional PACA.

Ses missions :
- Déployer de l’information relative aux marchés publics avec clauses sociales, auprès des décideurs.
- Proposer une assistance à maîtrise d’ouvrage en matière sociale
- Réaliser la veille informative sur les marchés, pour les SIAE.
- Accompagner ses adhérents sur des réponses appels offres « insertion » (art. 30 CMP ) ou autres, ex., : marché de prestation intérim pour ETTI
- Sensibiliser les entreprises des secteurs porteurs en terme de marchés publics, ex. : BTP, aux possibilités offertes par les SIAE pour exécuter des clauses sociales

Les résultats :
- Consolidation et développement de la clause d’insertion.
- Favoriser le positionnement des SIAE auprès des facilitateurs
- Elargissement des marchés concernés (vers marchés de services).
- Transmission d’information rapide en direction des SIAE.
- Gain de marchés publics « Insertion » ou autres pour ses adhérents
- Partenariats pour ses adhérents avec de nouvelles entreprises en exécution de clauses sociales

Les perspectives :
- Consolider les acquis.
- Envisager de nouvelles « clauses sociales »
- Intégrer les SIAE dans les champs classiques de la commande publique
- Informer les entreprises « classiques ».

Nathalie-Ange GARNIER nous présente la mission « marchés publics » initiée et pilotée par 3 têtes de réseaux IAE en Rhône-Alpes (COORACE, CRARQ et UREI) et intégrée au Contrat économique sectoriel ESS, destinée à toutes les SIAE adhérentes ou non aux réseaux.

- 3 axes :
- accompagnement des SIAE
- sensibilisation des acheteurs publics aux clauses sociales
- partenariat avec les entreprises attributaires ou les donneurs d’ordre

- Actions menées :
- accompagnement/formation des SIAE au positionnement sur les marchés publics (avec ou sans clauses) = veille, référencement, organisation interne, réponse et suivi, opportunités de réponse sous forme de groupement.
- sensibilisation des acheteurs publics identifiés par une ou des SIAE sur un territoire : binôme IRIAE (outiller juridiquement l’acheteur) et SIAE (compétences, valeurs ESS…) = résultats positifs

Nadir HAOUAT nous indique que, depuis 2003, Sud Ouest Emploi réalise deux missions principales :
- l’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès de l’Etat, du Grand Lyon, des collectivités,
- le conseil aux SIAE.

Il nous propose un zoom sur l’évaluation de l’action menée depuis 2003 en matière de clause d’insertion dans les marchés publics de l’agglomération lyonnaise : résultats quantitatifs et effets qualitatifs (contribution au parcours d’insertion, organisation des acteurs de l’emploi du territoire …). Il fait également le point sur la place des différentes SIAE (AI, ACI, EI, ETTI) dans la commande publique.

Pascal CORNIQUET fournit l’exemple d’un marché public lancé par l’OPAC (DYNACITE) en 2007, sans clause d’insertion, auquel une dizaine d’AI ont répondu, sous forme d’un groupement conjoint dont AIRE (AI du groupe SOLID’AIRE) est le mandataire.

Activité principale : MAD entretien de parties communes d’HLM. Sur un an (mi-2007 à mi-2008) = 56 471 H ; 571 salariés MAD. Durée moyenne d’une mission : 42,5 H. Durée moyenne par salarié : 99 H.

Compte-rendu de l’atelier animé par Hélène MENARD (Déléguée régionale de COORACE Midi-Pyrénées)

Points essentiels retenus par les participants :
- Partenariat, réactivité, compétence
- La dynamique de coordination entre structures est nécessaire.
- Nécessité de SE REGROUPER pour faire des réponses conjointes aux marchés publics.
- Le soutien du Coorace sur cette question est souhaitable.
- Importance d’un lieu ressources pour les SIAE
- Les SIAE devraient mieux expliquer ce qu’elles font, afin de percer auprès des marchés publics.
- Répondre et s’engager dans ces procédures : un bon moyen de faire connaître et apprécier l’IAE, ses compétences, son professionnalisme, auprès des entreprises et des collectivités. Un très bon moyen de coopérer.
- Malgré la complexité, OSONS !

Questions soulevées lors du débat :
- Comment sont financées des missions telles que celles du GE 14 et de la mission « marchés publics » de l’IRIAE ?
- Comment organise-t-on un groupement temporaire de SIAE pour répondre collectivement à un appel d’offres ?
- Peut-on préciser comment on peut travailler sur la question du prix de revient et de l’organisation du travail en cas de co-traitance ?
- Comment mutualiser sur un territoire où il y a très peu d’AI ?
- Peut-on imaginer un montage AI/ACI ou AI/EI pour répondre à un appel d’offres ?
- Sera-t-il possible de faire figurer sur le site Coorace ou sur le blog Congrès la liste type des pièces administratives que les SIAE doivent avoir en leur possession, et préparées, pour toute réponse à marché public ?
- Le Coorace peut-il développer un outil d’accompagnement des structures confrontées aux marchés publics ?

A7 - Adapter l’offre d’insertion aux parcours des salariés

18/05/2009
Comments Off

14 octobre de 9h00 à 10h30 (complet) et de 11h00 à 12h30atelier
Comment adapter l’offre d’insertion aux parcours des salariés et plus largement les activités des SIAE aux besoins des salariés ? Cet atelier propose des éléments de réponses avec l’exemple du CDI en AI.

Intervenants : Silvia TISSOT (Intermed’, association intermédiaire, Doubs), Samuel MOUGIN (ADPEI, Bouches du Rhône) ; Rémy LE STUM (AIR, Association intermédiaire, Deux Sèvre)

Compte-rendu de l’atelier animé par Alain PIROT (Délégué régional de COORACE Haute-Normandie)

La question du cœur de mission des AI et SIAE est ici posée.

Ce qu’il ressort de l’atelier :

 si les AI ne s’interrogent pas, ne bougent pas, elles n’ont plus d’avenir , à court terme
 un accord pour aller au delà du parcours classique en AI sur des activités traditionnelles
- offres supplémentaires en directions des personnes en parcours, notamment celles qui restent « accrochées » en AI
- argumenter les offres sur le sens pour les personnes intéressées (bénéficiaires)
 affirmer et réaffirmer le projet social, définir un positionnement sur son territoire, élaborer une stratégie commerciale, se donner des outils
- aller vers les entreprises autrement
- vendre des heures ne suffit plus, vendre du service
- faire émerger des emplois de bas niveau de qualification
- aller vers l’entreprise « autrement » (offre service, club entreprise, marchés publics….)
 Points de vigilance:
- initiatives ne doivent pas causer de préjudice au salarié en parcours
- initiatives ne doivent pas être porteuses de destruction d’emploi existants

En conclusion : la fonction SAS est aujourd’hui insuffisante. Il faut sortir des cadres pour créer des réponses nouvelles au service de l’Homme!

C8 - Deux ans et après ?

18/05/2009
Comments Off

14 octobre de 11h00 à 12h30conferences
Lors du Grenelle de l’insertion, la logique de sas a été critiquée par les demandeurs d’emploi consultés. Leur avis n’a pas été pris en compte. Pourtant, cette logique entraîne une bonne part d’entre eux vers une précarisation dont ils peuvent difficilement sortir. Or, les modalités d’agrément des salariés en insertion et les différents types de contrats aidés avec leur échéance de deux ans s’inscrivent dans cette logique. Comment garantir une sortie positive ? D’autres modèles européens comme les coopératives italiennes, les entreprises d’insertion belges seraient-ils à promouvoir ? Début de réponse avec cet atelier et ses témoignages.

Intervenants : des salariés en parcours professionnel impliqués dans le projet « Participation des salariés dans la vie de l’entreprise ».

Compte-rendu de la conférence animée par Etienne LAURENT (COORACE national)

La conférence “2 ans et après ?” a porté sur des thèmes proposés et discutés par les salariés en parcours lors du Grenelle de l’insertion.
Toute l’originalité de cette conférence a residé dans l’intervention des salariés qui sont venus parler de leurs vécus, de leurs expériences.
Alors que l’animateur a dénoncé, dès l’ouverture de la conférence, une logique de sas non-conforme à la réalité, les intervenants se sont joints à lui pour poser la problématique dominante : « comment aller vers une sortie positive » au sens des salariés en insertion, lequel sens ne correspond pas forcément à celui donné par l’Administration.
Chaque conférencier a pris la parole pour présenter le vécu d’un autre : « Marie-France, 53 ans, depuis deux ans à la recherche d’un emploi… ». Puis l’animateur a entamé une réflexion sur les parcours : « le regard sur le vécu ». Lors de cette phase, la « logique du trop » a été critiquée : « trop jeune, trop vieux etc. ». Les disfonctionnements du système ont été mis en avant : les lourdeurs administratives, le danger de l’étiquette insertion, le saupoudrage d’heures qui entretient la précarité… Après une comparaison avec d’autres systèmes étrangers et la recherche de solutions (formation, recherche des besoins des entreprises…), un débat s’est instauré entre les conférenciers et l’auditoire. Lors de ces débats ont été abordées successivement :
- la question du statut des salariés en parcours lorsque ce dernier perdure pendant plusieurs années : salarié à part entière ou encore salarié en parcours ?
- la place des SIAE sur un territoire où il n’y aurait pas de problème d’emploi : lien social, accompagnement…
- la polyvalence d’un salarié en insertion qui peut parfois être un handicap,
- la représentation des salariés en insertion, jugée nécessaire.
Surtout, les conférenciers ont montré le besoin d’une reconnaissance de leurs compétences et d’une meilleure cohérence entre les propositions d’emploi et les compétences. La reconnaissance des personnes reste ainsi la revendication principale des conférenciers.
Beaucoup d’attentes ont marqué la fin de cette conférence saluée pour son intérêt et la pertinence des questions soulevées… Alors « deux ans et après ? » mais aussi, très concrètement, « et après cette conférence ? »…

C7 - Les groupes économiques solidaires, un modèle alternatif de développement

18/05/2009
Comments Off

14 octobre de 11h00 à 12h30
conferencesLa loi reconnaît à présent l’existence des groupes économiques solidaires (GES). Pour mieux les appréhender, des dirigeants de GES feront part de leur expérience et présenteront les atouts de ces entreprises de l’ESS d’un genre nouveau.

Intervenants : Vincent DOYET (ICARE, Groupe Economique Solidaire de Rhône-Alpes), Pierre LANGLADE (GDID, Groupe Economique Solidaire des Bouches-du-Rhône) ; Ibrahima FAYE (Cap Emploi Services, Groupe Economique Solidaire du Nord), Hubert PETITPREZ (ancien Directeur d’Isactys, Isère).

Compte-rendu de la conférence animée par Thierry BATAILLE (MCAE, Isère)

Les GES (Groupes Economiques Solidaires) sont nés d’une démarche volontaire et pragmatique de plusieurs structures adhérentes COORACE.

Si les GES ont tous des histoires et des organisations différentes, 3 objectifs communs les caractérisent :

Ø Parcours unifié, articulation des parcours des salariés en insertion

Ø Mutualisation des moyens

Ø Gouvernance unifiée

D’un point de vue territorial, les GES permettent de « changer d’échelle », d’être « plus audible », de « faire bloc ».

On constate par ailleurs au sein des GES

Ø une diminution du turn-over des permanents

Ø une meilleure adaptabilité/réactivité des permanents

Ø la création de nouvelles fonctions permises par les économies d’échelle réalisées

Ø une meilleure cohérence des parcours

Il n’existe pas un modèle, une voie ou une solution unique pour constituer un GES : au contraire, la diversité des formes permet à chaque GES de répondre à ses propres objectifs.

Les GES doivent maintenant faire la preuve de leur capacité à mener une activité facilitant l’emploi pérenne.

Quel impact des GES pourrons-nous mesurer dans deux ans à l’occasion du prochain congrès COORACE ?

C6 - La mesure de la plus value et l’impact des entreprises de l’ESS

18/05/2009
Comments Off

14 octobre de 9h00 à 10h30conferences
L’un des enjeux pour l’ESS est de faire la preuve de son utilité sociale et économique auprès de ses partenaires et financeurs. Mais comment mesurer la plus-value et l’impact des activités des entreprises sociales et solidaires sur leurs territoires ? Découverte d’outils et pratiques françaises et étrangères existants.

Intervenants : Jean-Jacques GIRARDOT (Université de Franche-Comté) ; Yann FRADIN (Directeur général, Association Espaces, Insertion par l’écologie urbaine, Val de Seine) ; Jacqueline SAINT-YVES (AIRE, Basse-Normandie)

 Jean-Jacques GIRARDOT  part du constat que les indicateurs disponibles aujourd’hui en matière sociale ou environnementale sont rares et difficiles d’utilisation, qu’ils ne correspondent pas à des logiques territoriales pertinentes (état ou commune). L’intervention se poursuit par la présentation d’expériences novatrices et reconnues comme constituant des bonnes pratiques. Un exemple : la fondation Valdocco à Huelva en Espagne.

Compte-rendu de la conférence

Sous la pression de leurs financeurs, les entreprises de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire) se voient de plus en plus souvent contraintes d’évaluer leur action au moyen d’indicateurs déconnectés de leur projet et strictement quantitatifs. Dans ces circonstances, il est vital qu’elles développent leurs propres outils de mesure de façon à pouvoir faire la part, dans leur auto-évaluation, de leurs objectifs propres et de ceux pour lesquels elles sont financées.

Les données ainsi récoltées constituent un « point de vue » sur le territoire et les besoins des usagers ancré dans une pratique. En venant contrebalancer les données du financeur, souvent purement macroéconomiques, elles peuvent aider l’entreprise à faire valoir les spécificités de son territoire et de son projet. C’est notamment le cas pour les SIAE (Structures de l’Insertion par l’Activité Economique) dans le cadre du « dialogue de gestion ».

Au-delà du seul rapport avec les financeurs, de tels outils permettent de confronter en permanence les pratiques et le projet, d’interroger les écarts et d’effectuer les ajustements requis. Ainsi dans l’IAE (Insertion par l’Activité Economique), les démarches Qualité comme CEDRE (certification Qualité développée par COORACE) ont permis de progresser dans l’évaluation des parcours même si la valorisation de ce travail d’accompagnement auprès des partenaires pose toujours des problèmes. Ils peuvent aussi constituer un moyen d’intégrer le point de vue des usagers.

A plus long terme, pour une meilleure reconnaissance de l’impact de l’ESS sur les territoires, il est souhaitable de travailler à l’élaboration d’indicateurs partagés par les différents acteurs : structures, usagers et partenaires publics.

C5 - La lutte contre les discriminations : enjeux et atouts pour l’économie sociale et solidaire

18/05/2009
Comments Off

14 octobre de 9h00 à 10h30conferences
L’égalité de traitement des salariés est une obligation légale. Elle l’est d’autant plus pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire qui défendent un certain nombre de valeurs humanistes. L’ambition de cette conférence est de montrer comment la lutte contre les discriminations et pour l’égalité peut également devenir une opportunité pour les entreprises de l’ESS.

Intervenants : Luc CHAMBOLLE (Chargé d’études et de formation d’ISM CORUM), Guy CHAPRON (Délégué interrégional de la HALDE), Jean-Claude LASSOUT (Correspondant de la HALDE au plan départemental à Besançon), Catherine BODET (Analyste RSE indépendante intervenant pour le compte du CJDES), Cécile RUFFIN (Chargée de communication de FETE, Féminin Technique, réseau régional de Bourgogne)

Compte-rendu de la conférence animée par Philippe VIAL (Formateur COORACE)

La conférence a permis de dégager deux constats préalables qui vont permettre d’alimenter notre réflexion sur le rôle de l’Insertion par l’Activité Economique et plus largement de l’Economie Sociale et Solidaire face aux discriminations et sur la manière dont le secteur peut se saisir de cette problématique complexe et diverse.

Un premier constat important en termes d’approche réside dans la dichotomie entre la logique d’insertion et la logique de lutte contre les discriminations. En effet, la lutte contre les discriminations se centre sur la défaillance du système et donc des structures (égalité des chances / égalité de traitement), tandis que les SIAE se centrent sur la défaillance de l’individu (freins individuels à l’emploi). Ainsi l’insertion a du mal à penser les discriminations parce que ces problématiques sont masquées par la prise en compte des caractéristiques individuelles des publics accueillis.

En matière de discrimination « déclarée », sur laquelle il est plus facile d’intervenir, on a surtout à faire aux « inclus », c’est-à-dire aux personnes qui sont déjà dans l’emploi. Or les publics exclus de l’emploi - qui sont les publics accueillis dans les SIAE - sont bien évidemment victimes de discriminations diverses. Seulement ils les ont intégrées comme une réalité dont ils doivent s’accommoder. Ainsi les structures de l’économie sociale doivent à tout prix garder leur capacité d’indignation face à ces situations de discrimination, tout en restant humbles : chacun peut être à son tour discriminé et discriminant…

Les entrepreneurs solidaires : des développeurs de territoires

18/05/2009
Comments Off

14tables-rondes octobre de 14h30 à 16h30 - Table ronde de clôture
Que signifie être « entrepreneur solidaire » ? Cette table ronde de clôture s’intéressera à la construction d’une culture professionnelle commune aux entrepreneurs solidaires en s’appuyant sur les premières leçons de VITA « Développeurs de territoires solidaires » (dynamique de recherche-action et de formation-action de COORACE). Elle montrera également comment l’entreprenariat solidaire peut participer au développement des territoires en donnant la parole à des acteurs de terrain français et étrangers et à leurs partenaires.

Intervenants : Jean-Marc BORELLO (Délégué général du Groupe SOS), Christiane BOUCHART (Maire-Adjointe à l’Economie Solidaire de la commune de Lille), Pierre LANGLADE (Administrateur de COORACE), Chantal RICHARD (secrétaire confédérale de la CFDT), Hugues SIBILLE (Président de l’AVISE).

Compte-rendu de la table ronde animée par Christian VALADOU (L’Autre Entreprise, Aquitaine)

Les entrepreneurs solidaires partagent une culture commune et sont porteurs d’une vision pour le développement des territoires. Ils créent et dirigent des entreprises dont les pratiques sont guidées par des valeurs. Quel que soit leur statut, ces entreprises mettent l’individu au cœur de leurs préoccupations. Elles adoptent une gouvernance démocratique et des modalités de gestion assurant une primauté des personnes sur le capital. Enfin, ces entreprises sont porteuses d’une voix politique en faveur de la sécurisation des parcours professionnel, de la lutte contre la précarité et du combat pour l’accès de chaque personne à des droits renforcés.

Les entrepreneurs solidaires ont vocation à proposer un nouveau modèle pour l’ensemble de la société et de l’économie, en particulier dans le contexte actuel de la crise qui a révélé les faiblesses du capitalisme. Pour cela, quelle que soit la taille de leur entreprise, ils doivent avant tout apporter la preuve de leur réussite sur les territoires. Ils doivent également proposer un changement d’échelle et se positionner en « conquérants » afin de « challenger l’économie de marché » : en essaimant leurs réussites ailleurs, en investissant d’autres secteurs économique et en participant activement à des réseaux, mouvements et collectifs porteurs de messages forts.

Les entrepreneurs solidaires doivent s’appuyer sur les partenaires qui ont également pour vocation de contribuer à la construction du bien commun et qui reconnaissent dans ces entreprises de l’ESS des acteurs économiques à part entière.
Les collectivités territoriales s’appuient de plus en plus sur les propositions de l’ESS pour co-construire des politiques publiques et une animation des territoires renouvelées.
Les syndicats doivent travailler avec les entreprises de l’ESS pour faire avancer le droit, former les entrepreneurs à la fonction d’employeurs et faire avancer les politiques publiques concernant l’accès à l’emploi pour tous en élargissant le débat à ceux qui en sont exclus.