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Archives pour la catégorie ‘3. TABLES RONDES’

Les entrepreneurs solidaires : des développeurs de territoires

18/05/2009
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14tables-rondes octobre de 14h30 à 16h30 - Table ronde de clôture
Que signifie être « entrepreneur solidaire » ? Cette table ronde de clôture s’intéressera à la construction d’une culture professionnelle commune aux entrepreneurs solidaires en s’appuyant sur les premières leçons de VITA « Développeurs de territoires solidaires » (dynamique de recherche-action et de formation-action de COORACE). Elle montrera également comment l’entreprenariat solidaire peut participer au développement des territoires en donnant la parole à des acteurs de terrain français et étrangers et à leurs partenaires.

Intervenants : Jean-Marc BORELLO (Délégué général du Groupe SOS), Christiane BOUCHART (Maire-Adjointe à l’Economie Solidaire de la commune de Lille), Pierre LANGLADE (Administrateur de COORACE), Chantal RICHARD (secrétaire confédérale de la CFDT), Hugues SIBILLE (Président de l’AVISE).

Compte-rendu de la table ronde animée par Christian VALADOU (L’Autre Entreprise, Aquitaine)

Les entrepreneurs solidaires partagent une culture commune et sont porteurs d’une vision pour le développement des territoires. Ils créent et dirigent des entreprises dont les pratiques sont guidées par des valeurs. Quel que soit leur statut, ces entreprises mettent l’individu au cœur de leurs préoccupations. Elles adoptent une gouvernance démocratique et des modalités de gestion assurant une primauté des personnes sur le capital. Enfin, ces entreprises sont porteuses d’une voix politique en faveur de la sécurisation des parcours professionnel, de la lutte contre la précarité et du combat pour l’accès de chaque personne à des droits renforcés.

Les entrepreneurs solidaires ont vocation à proposer un nouveau modèle pour l’ensemble de la société et de l’économie, en particulier dans le contexte actuel de la crise qui a révélé les faiblesses du capitalisme. Pour cela, quelle que soit la taille de leur entreprise, ils doivent avant tout apporter la preuve de leur réussite sur les territoires. Ils doivent également proposer un changement d’échelle et se positionner en « conquérants » afin de « challenger l’économie de marché » : en essaimant leurs réussites ailleurs, en investissant d’autres secteurs économique et en participant activement à des réseaux, mouvements et collectifs porteurs de messages forts.

Les entrepreneurs solidaires doivent s’appuyer sur les partenaires qui ont également pour vocation de contribuer à la construction du bien commun et qui reconnaissent dans ces entreprises de l’ESS des acteurs économiques à part entière.
Les collectivités territoriales s’appuient de plus en plus sur les propositions de l’ESS pour co-construire des politiques publiques et une animation des territoires renouvelées.
Les syndicats doivent travailler avec les entreprises de l’ESS pour faire avancer le droit, former les entrepreneurs à la fonction d’employeurs et faire avancer les politiques publiques concernant l’accès à l’emploi pour tous en élargissant le débat à ceux qui en sont exclus.

L’Economie sociale et solidaire, une autre économie au service de l’homme?

18/05/2009
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13 octobre de 10h00 à 12h00 - Table ronde d’ouverture
tables-rondesEt si les modèles de développement et les initiatives de l’économie sociale et solidaire étaient des exemples à suivre pour refonder de manière durable le système économique actuel ? Pour y répondre, les participants de la table ronde d’ouverture s’interrogeront sur le poids politique et économique du secteur, sa capacité à valoriser ses actions auprès des décideurs et sur sa valeur ajoutée sociale… le tout pour voir comment mieux se faire comprendre, entendre et être acteur du changement.

Intervenants : Christophe CHEVALIER (Président de COORACE) ; Claude ALPHANDERY (Président d’honneur de France Active et de l’AVISE et ancien président de CNIAE) ; Marie-Hélène GILLIG (Secrétaire générale du CEGES) ; Jean-Guy HENCKEL (Directeur national du Réseau Cocagne) ; Sylvie LAROCHE (Vice-présidente « Economie sociale et solidaire » du Conseil régional de Franche-Comté).

Compte-rendu de la table ronde animée par Christian VALADOU (L’Autre Entreprise, Aquitaine)

Dans un contexte de crise où les personnes les plus fragiles sont particulièrement touchées, l’Economie Sociale et Solidaire peut-elle faire entendre sa voix ?

Pour Claude ALPHANDERY, président d’honneur du CNIAE (Conseil National de l’Insertion par l’Activité Economique), la crise actuelle donne une opportunité historique de faire reconnaître nos actions. Le secteur de l’IAE est trop souvent cantonné au rôle d’ « amortisseur » économique alors que son éthique, ses organisations de travail particulières, sa gouvernance, son ancrage territorial en font un acteur incontournable localement. Au-delà de l’IAE, l’ESS dans son ensemble, ajoute Marie-Hélène GILLIG, secrétaire générale du CEGES, doit proposer de nouveaux modèles d’organisation et faire reconnaître ses actions porteuses de sens pour la société. Or aujourd’hui ce message politique et économique est peu audible, le secteur n’étant pas suffisamment structuré au niveau national.
L’enjeu actuel est de permettre à l’IAE et à toutes les entreprises de l’ESS de changer d’échelle pour peser et enclencher la transformation profonde de la société souhaitée par tous. Les régions ont un rôle à jouer à la fois dans la valorisation des initiatives locales, l’accompagnement des réseaux sur les territoires et le financement de projets. Les régions, souligne Sylvie LAROCHE, vice-présidente, déléguée à l’Economie Sociale et Solidaire du Conseil régional de Franche-Comté, doivent autant investir dans le capital humain et l’innovation sociale que dans les infrastructures et l’innovation technologique.
Mais l’ESS a peu de temps pour changer d’échelle. Elle n’y parviendra qu’à la condition de s’appuyer sur la société civile de plus en plus sensible aux enjeux sociétaux et environnementaux, et de mettre en place de nouvelles alliances, notamment avec le monde économique dit « classique » et les pouvoirs publics. Pour Jean-Guy HENCKEL, directeur national du réseau Cocagne, pour changer le monde, et c’est notre ambition, il faut changer de posture, dépasser notre rôle « utilitaire » sur les territoires pour proposer un nouveau paradigme.

Le Livre Blanc de l’ESS, qui sera diffusé très largement dès le 1er novembre 2009 et auquel ont contribué plus de cent personnalités du secteur, poursuivra le débat de cette table ronde dans le grand public et donnera lieu à 50 propositions très concrètes pour une économie au service de l’Homme.