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Archives pour la catégorie ‘1. ATELIERS’

A12 - Consolidation passerelle AI/ASP

18/05/2009
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14 atelieroctobre de 11h00 à 12h30 (complet)
Comment consolider les passerelles entre AI et ASP pour garantir des emplois durables de qualité dans les services à la personne ? Cet atelier vous propose un regard sur les avantages, les inconvénients et les limites du partenariat entre AI et ASP.

Intervenants : Isabelle MARTIN (Travaux Solidaires Groupe, Groupe Economique Solidaire, Territoire de Belfort) ; Yves BISSON (Point Familles, ASP cliente de Travaux Solidaires Groupe, Territoire de Belfort) ; Stéphane DUMEIGE (Proxim’Services Côte de Nacre, association intermédiaire, Calvados).

Isabelle MARTIN, en tant que directrice d’un Groupe Economique Solidaire, nous présente les fondements, avantages et inconvénients d’une collaboration directe entre une AI et une ASP par le biais de prêt de main d’œuvre, ceci à partir de 4 expériences différentes de collaboration dont la première a démarré en 2002 en Alsace.

Yves BISSON, directeur de l’ASP Point Familles, cliente de Travaux Solidaires Groupe, apporte son éclairage.

Stéphane DUMEIGE intervient en sa double qualité de Directeur de l’Association Intermédiaire (AI) AIRE et de la structure de Services à la Personne (ASP) Proxim’Services.

Son rôle : impulser le transfert des salariés de l’AI vers l’ASP. A ce jour, 1 salarié sur 2 de l’ASP vient de l’AI. Il nous parle du fonctionnement des ces 2 associations et de l’instauration des passerelles ainsi que des avantages et inconvénients de ces dernières.

A11 – La participation des salariés à la vie de l’entreprise

18/05/2009
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14 octobreatelier de 9h00 à 10h30 (complet) et de 11h00 à 12h30
La participation des salariés en parcours à la vie de leur entreprise exige de (re)penser les différentes implications du fait du statut de ces salariés et de leur temps de passage dans les SIAE. Cooptation de délégués du personnel, association à vocation de comité d’entreprise… : cet atelier présentera quelques initiatives, s’arrêtera sur les premiers enseignements du groupe de travail « Participation des salariés à la vie de l’entreprise » et appellera le témoignage des participants sur leurs pratiques.

Intervenants : Des membres du comité de pilotage du projet « Participation de salariés à la vie de l’entreprise » et des salariés en parcours professionnel

Compte-rendu de l’atelier animé par Jacques FLANDRIN

Conditions pour favoriser l’expression et la participation des salariés :
• pas de contrainte, on vient quand on veut, le temps qu’on veut
• des salariés motivés et un travail collectif
• des partenaires réguliers, présents et actifs sur le territoire
• une ouverture à l’extérieur pour éviter le club replié sur lui-même
• une personne (salariée ou bénévole) qui se consacre au sujet, c’est à dire qui accompagne les actions de participations des salariés.
• des finances qui permettent de faire fonctionner les actions
• une direction impliquée et motivée par l’action
• des actions qui valorisent les salariés

Points de vigilance :
• bien préciser le fil rouge de l’action, le sens (pour le groupe de Redon, c’est la démocratie participative)
• risque de faire un groupe « sympa » et de ne pas en sortir
• respecter le rythme du groupe.
• différencier le rôle d’un CIP et le rôle d’animateur d’un tel groupe. Pour cela, il faut prendre du recul
• distinguer l’apport pour le groupe et l’apport pour la structure qui porte l’action.

Remarques générales :
• un intérêt vif pour la question
• une attente forte pour le thème plus précis de la représentation des salariés et des IRP
• une confusion entre la participation des salariés et la représentation ; un besoin de formation sur le rôle et la fonction des IRP
• le groupe qui fonctionne à Redon a sa logique propre, qu’il doit garder. L’élection des DP est de la responsabilité de l’employeur : il faut bien distinguer le rôle de chacun.
• de nombreuses actions diverses et variées sont menées dans le réseau.
• importance de changer le regard sur les salariés en parcours professionnel, que le CIP de la SIAE travaille en complémentarité
• la coordination et le lien entre la SIAE et un groupe tel que celui de Redon est important pour qu’il y ait apport de chacun et complémentarité.

A10 - La formation professionnelle, clé de voute de l’emploi durable

18/05/2009

14 octobre de 9h00 à 10h30 et de 11h00 à 12h30
atelierLa formation professionnelle est incontournable pour un retour à l’emploi durable des salariés en parcours. Elle permet de développer leurs qualifications tout en tenant compte des besoins du marché du travail. L’exemple avec la formation «Assistant(e) informatique et Internet à domicile» de MODE 83, la formation action « Illettrisme et consignes d’hygiène et sécurité » mise en place par le COORACE Bourgogne et l’atelier de professionnalisation « services à la personne » développé par Solidarité Service.

Intervenants : Henri BERNARDON et Pietro LADU (Solidarité Service, association intermédiaire, Saône et Loire), Yves SIBILAUD (Association Méditerranée Ordinateurs pour le Développement et l’Emploi, Var), Brigitte RENAUD (COORACE Bourgogne).

 

Début 2006, la mairie de Monceau les Mines cherche des solutions pour favoriser le maintien des personnes âgées à domicile dans un ancien quartier minier. En parallèle, on constate un fort taux de chômage sur les bassins d’emploi de Monceau les Mines et du Creusot. Une première action de formation pré-qualifiante de 60 h sur les services à la personne est organisée en mars 2006 pour 30 stagiaires qui se révèlent très motivés pour poursuivre vers une qualification. Forte de ce succès et largement soutenue par la DDTEFP, Solidarité Services, association intermédiaire locale, lance en octobre 2006, le premier « Atelier de professionnalisation sur les services à la personne ». Solidarité Services qui en est aujourd’hui à la 3e promotion et envisage d’ouvrir cet atelier aux stagiaires d’autres SIAE du département fait le point sur cette initiative. La parole à Henri BERNARDON et Pietro LADU mais également à une stagiaire de l’atelier…

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A l’origine, le COORACE Bourgogne décide d’accompagner collectivement 6 AI de Saône et Loire pour l’élaboration du « document unique », obligatoire pour toute entreprise. Un constat en ressort : les supports d’information sur les risques professionnels ne sont pas compréhensibles pour les personnes en situation d’illettrisme, bien que, en tant que salariés mis à disposition chez des particuliers ou en entreprise, elles effectuent des tâches comportant des risques identifiés. Une idée germe : demander à des salariés eux-mêmes en situation d’illettrisme de créer collectivement un nouveau support d’information sur la prévention des risques professionnels, projet permettant par la même occasion d’initier l’apprentissage de certains savoirs de base et des outils informatiques et TIC. Un résultat très riche à de multiples niveaux pour les 14 stagiaires qui se sont lancés volontairement dans cette aventure de 18 semaines, ne serait-ce que l’envie retrouvée d’apprendre… Brigitte RENAUD, coordinatrice du projet, témoigne.

De 2002 à 2005, dans le cadre du programme européen EQUAL, le COORACE PACA Corse expérimente avec succès une formation à destination de 80 personnes en difficulté, faiblement qualifiées. L’objectif de la formation est l’apprentissage de l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) grâce à une « entreprise virtuelle d’entrainement multimédia », en vue de favoriser l’accès des stagiaires au marché du travail. En parallèle, de nombreux facteurs convergent favorisant l’émergence d’un nouveau métier, celui d’assistant informatique et internet à domicile. D’où l’idée de créer une formation certifiante ayant pour ambition de qualifier pour ce nouveau métier des personnes en difficulté et de répondre ainsi aux besoins de recrutement à venir des organismes et associations de services à la personne, grandes surfaces spécialisées, espaces publics numériques,… Depuis 2006, de nombreux partenaires se sont associés au COORACE PACA Corse pour construire et expérimenter cette formation de 980 h avec 4 promotions de 10 personnes sur 2 départements. Le titre est enregistré au niveau IV au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) depuis avril 2009. Le défi est maintenant de promouvoir et d’essaimer la formation tout en stimulant le développement de ce nouveau service à la personne et a fortiori la création d’emplois. Yves SIBILAUD s’exprime sur le sujet en tant que directeur de MODE, partenaire du projet.

Compte-rendu de l’atelier animé par Isabelle CARTIER (Directrice Formation COORACE)

Le bénéfice de la formation va bien au-delà de la seule acquisition de connaissances et savoir-faire « métier ». De nombreux bénéfices connexes, à valoriser, sont constatés et contribuent de façon très significative au développement du bien-être et de l’employabilité des personnes, objectifs du parcours d’insertion.

Exemples :
- l’appétence retrouvée à l’apprentissage
- la découverte des nouvelles technologies de l’information et de la communication utiles au niveau tant professionnel que personnel (recherche sur internet, utilisation de la messagerie, SMS, initiation aux logiciels bureautique, photos, films,…)
- la réactivation/remobilisation de savoirs et capacités parfois oubliés
- le travail en groupe / en équipe permettant les échanges de pratiques et développant une émulation positive et le sentiment d’appartenance à un groupe (cf. pyramide des besoins fondamentaux de Maslow)
- la redynamisation globale de la personne grâce à une meilleure confiance en elle et image d’elle-même
- le développement de l’autonomie en général
- la prise de parole devant un groupe
- la reconnaissance objective en interne de connaissances, capacités voire compétences, valorisables à l’égard d’un futur employeur
- l’atteinte du niveau pré-requis pour entrer dans une formation qualifiante ou certifiante de niveau supérieur
- la prise de conscience de lacunes ou risques donnant l’envie d’aller plus loin
- un plus grand engagement et investissement de la personne dans son parcours d’insertion, dans la vie de la SIAE ou de l’entreprise en général et dans la réalisation des missions professionnelles qui lui sont confiées
- etc…

A partir des 3 projets présentés dans le cadre de l’atelier et des échanges avec les participants, un certain nombre de facteurs de réussite d’une action de formation à destination des salariés en parcours d’insertion ont été identifiés :

- nouer des partenariats sur le territoire pour mutualiser les moyens et les compétences, et favoriser la reconnaissance et la valorisation de l’action :
* employeurs actuels (SIAE),
* professionnels du secteur d’activité visé, employeurs potentiels futurs des personnes en formation
* organisme(s) de formation,
* financeurs,
* et tout autre partenaire dont l’expertise s’avère nécessaire pour la réussite du projet :
Exemples :
 plateforme LUTILEA de lutte contre l’illettrisme (projet sur l’hygiène, la sécurité et l’illettrisme en Bourgogne),
 Collège Coopératif d’Aix en Provence pour l’ingénierie de certification (projet « Assistant(e) informatique et internet à domicile » en PACA),
 représentants des employeurs du secteur
Ces partenariats sont importants à toutes les étapes du projet :
* en amont de la formation : dans le cadre de l’ingénierie du projet, pour en garantir le bon déroulement,
* pendant : pour valoriser et soutenir le travail et l’investissement réalisés par les stagiaires
* et après : dans la perspective du retour à l’emploi.

- sécuriser au maximum les personnes pendant la période de formation afin qu’elles soient réellement disponibles pour la formation :
* levée des freins en amont de la formation tels que la mobilité, la garde d’enfants, …
* indemnisation ou salaire permettant à la personne de ne pas être obligée de choisir entre se former et travailler pour subvenir aux besoins de sa famille,
* accompagnement socioprofessionnel maintenu tout au long de la formation, le stagiaire pouvant être déstabilisé par l’impact de la formation sur le plan personnel (travail pédagogique : déconstruire pour reconstruire)

- inscrire l’action de formation du salarié en parcours d’insertion dans un projet personnel et professionnel

- impliquer les accompagnateurs socioprofessionnels, encadrants techniques ou CIP dans le montage et le suivi de la formation pour « nourrir » le travail d’accompagnement et valoriser l’action de formation dans le parcours de la personne afin que toute la dynamique créée ne retombe pas à l’issue de la formation

- prévoir en amont, dans l’ingénierie de formation, les outils et moyens de valorisation et de reconnaissance des acquis de la formation a posteriori tant par la SIAE que vis-à-vis de l’extérieur

Exemples :
 obtention d’un titre, d’un diplôme ou d’une certification reconnus,
 validation d’unités de valeur en vue d’une VAE ultérieure,
 attestation d’acquisition de connaissances et savoir-faire,
 diffusion de la production réalisée en formation,
 engagement de la SIAE à proposer plus d’heures de travail après la formation, en rapport avec les acquis du stagiaire et son projet professionnel,…

- partir des pratiques professionnelles des participants favorise significativement leur adhésion à l’action de formation et la conversion des acquis en compétences. L’alternance théorie / mise en pratique est une modalité pédagogique souvent utilisée.

- prévoir dans la formation des temps d’échanges formels ou informels entre les stagiaires (déjeuner pris en commun, …)

Points de vigilance autour du rapport « formation professionnelle » et « emploi durable » :

- La formation professionnelle n’est pas une « baguette magique » et ne crée pas l’emploi durable. Elle l’étaye en développant l’employabilité, la capacité à s’adapter et à rebondir.

Attention à la communication en amont pour ne pas laisser croire aux participants à la formation qu’il y aura obligatoirement un emploi à la clé, même si, dans certains cas, l’ingénierie de formation prévoit l’engagement en amont d’employeurs à considérer la candidature, voire à recruter le stagiaire à l’issue de la formation.

- Un stagiaire qui trouve un emploi stable sans rapport avec la formation suivie : c’est aussi une réussite ! C’est souvent justement grâce aux acquis connexes de la formation (cf. § précédent).

A9 - Engagement de services

18/05/2009
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14 octobre de 9h00 à 10h30
atelierPour donner une meilleure lisibilité à leurs activités et se différencier commercialement, les acteurs de l’ESS doivent afficher des engagements de services clairs et mesurables auprès de leurs clients mais également auprès de leurs salariés. Cet atelier présentera la synthèse de l’expérimentation entamée par COORACE après le séminaire Qualité de Metz (2008) et la soumettra au questionnement des participants.

Intervenant : Etienne LAURENT (COORACE national)

C’est en tant qu’ingénieur Qualité de la fédération COORACE qu’Etienne LAURENT nous parle des engagements de services.

Ces engagements de services sont pris par les structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE) auprès des demandeurs d’emploi mais aussi des clients.

Formalisés par un groupe de travail constitué au sein de COORACE - ce groupe de travail ayant lui-même poursuivi les travaux menés à l’automne 2008 à Metz à l’occasion d’un séminaire Qualité organisé à l’initiative de COORACE -, ces engagements sont aujourd’hui prêts à être expérimentés par des SIAE volontaires.

Compte-rendu de l’atelier

Les échanges lors de cet atelier ont porté sur :
- les engagements de service proposés : questions de compréhension, émissions d’opinions favorables, réservées…
- les enjeux de cette démarche Qualité en lien avec CEDRE, la marque Proxim’Services et la norme AFNOR
- les conditions de leur expérimentation

Il a été convenu à la fin de l’atelier qu’Etienne LAURENT fasse parvenir à l’ensemble des participants de l’atelier la totalité des engagements présentés.
Charge à ces derniers, ensuite, de manifester leur intention de les expérimenter.

A8 - Répondre aux offres d’insertion issues des marchés publics

18/05/2009
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14 octobre de 9h00 à 10h30 et de 11h00 à 12h30
atelierCet atelier vous donnera les clés pour mieux comprendre les clauses sociales d’insertion dans les marchés publics (art. 14,15 et 30) et répondre aux offres.

Intervenants : Patrick FAURE (GE14, groupement d’employeurs, Bouches du Rhône), Nathalie-Ange GARNIER (Chargée de mission marchés publics, IRIAE, Rhône-Alpes), Nadir HAOUAT (Directeur du PLIE du sud-ouest lyonnais), Pascal CORNIQUET (AIRE, Association intermédiaire, Rhône-Alpes).

Patrick FAURE  nous présente le GE 14, un groupement d’employeurs initié en 2008 par le Coorace PACA Corse et l’UREI Paca - création activement soutenue par le conseil régional PACA.

Ses missions :
- Déployer de l’information relative aux marchés publics avec clauses sociales, auprès des décideurs.
- Proposer une assistance à maîtrise d’ouvrage en matière sociale
- Réaliser la veille informative sur les marchés, pour les SIAE.
- Accompagner ses adhérents sur des réponses appels offres « insertion » (art. 30 CMP ) ou autres, ex., : marché de prestation intérim pour ETTI
- Sensibiliser les entreprises des secteurs porteurs en terme de marchés publics, ex. : BTP, aux possibilités offertes par les SIAE pour exécuter des clauses sociales

Les résultats :
- Consolidation et développement de la clause d’insertion.
- Favoriser le positionnement des SIAE auprès des facilitateurs
- Elargissement des marchés concernés (vers marchés de services).
- Transmission d’information rapide en direction des SIAE.
- Gain de marchés publics « Insertion » ou autres pour ses adhérents
- Partenariats pour ses adhérents avec de nouvelles entreprises en exécution de clauses sociales

Les perspectives :
- Consolider les acquis.
- Envisager de nouvelles « clauses sociales »
- Intégrer les SIAE dans les champs classiques de la commande publique
- Informer les entreprises « classiques ».

Nathalie-Ange GARNIER nous présente la mission « marchés publics » initiée et pilotée par 3 têtes de réseaux IAE en Rhône-Alpes (COORACE, CRARQ et UREI) et intégrée au Contrat économique sectoriel ESS, destinée à toutes les SIAE adhérentes ou non aux réseaux.

- 3 axes :
- accompagnement des SIAE
- sensibilisation des acheteurs publics aux clauses sociales
- partenariat avec les entreprises attributaires ou les donneurs d’ordre

- Actions menées :
- accompagnement/formation des SIAE au positionnement sur les marchés publics (avec ou sans clauses) = veille, référencement, organisation interne, réponse et suivi, opportunités de réponse sous forme de groupement.
- sensibilisation des acheteurs publics identifiés par une ou des SIAE sur un territoire : binôme IRIAE (outiller juridiquement l’acheteur) et SIAE (compétences, valeurs ESS…) = résultats positifs

Nadir HAOUAT nous indique que, depuis 2003, Sud Ouest Emploi réalise deux missions principales :
- l’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès de l’Etat, du Grand Lyon, des collectivités,
- le conseil aux SIAE.

Il nous propose un zoom sur l’évaluation de l’action menée depuis 2003 en matière de clause d’insertion dans les marchés publics de l’agglomération lyonnaise : résultats quantitatifs et effets qualitatifs (contribution au parcours d’insertion, organisation des acteurs de l’emploi du territoire …). Il fait également le point sur la place des différentes SIAE (AI, ACI, EI, ETTI) dans la commande publique.

Pascal CORNIQUET fournit l’exemple d’un marché public lancé par l’OPAC (DYNACITE) en 2007, sans clause d’insertion, auquel une dizaine d’AI ont répondu, sous forme d’un groupement conjoint dont AIRE (AI du groupe SOLID’AIRE) est le mandataire.

Activité principale : MAD entretien de parties communes d’HLM. Sur un an (mi-2007 à mi-2008) = 56 471 H ; 571 salariés MAD. Durée moyenne d’une mission : 42,5 H. Durée moyenne par salarié : 99 H.

Compte-rendu de l’atelier animé par Hélène MENARD (Déléguée régionale de COORACE Midi-Pyrénées)

Points essentiels retenus par les participants :
- Partenariat, réactivité, compétence
- La dynamique de coordination entre structures est nécessaire.
- Nécessité de SE REGROUPER pour faire des réponses conjointes aux marchés publics.
- Le soutien du Coorace sur cette question est souhaitable.
- Importance d’un lieu ressources pour les SIAE
- Les SIAE devraient mieux expliquer ce qu’elles font, afin de percer auprès des marchés publics.
- Répondre et s’engager dans ces procédures : un bon moyen de faire connaître et apprécier l’IAE, ses compétences, son professionnalisme, auprès des entreprises et des collectivités. Un très bon moyen de coopérer.
- Malgré la complexité, OSONS !

Questions soulevées lors du débat :
- Comment sont financées des missions telles que celles du GE 14 et de la mission « marchés publics » de l’IRIAE ?
- Comment organise-t-on un groupement temporaire de SIAE pour répondre collectivement à un appel d’offres ?
- Peut-on préciser comment on peut travailler sur la question du prix de revient et de l’organisation du travail en cas de co-traitance ?
- Comment mutualiser sur un territoire où il y a très peu d’AI ?
- Peut-on imaginer un montage AI/ACI ou AI/EI pour répondre à un appel d’offres ?
- Sera-t-il possible de faire figurer sur le site Coorace ou sur le blog Congrès la liste type des pièces administratives que les SIAE doivent avoir en leur possession, et préparées, pour toute réponse à marché public ?
- Le Coorace peut-il développer un outil d’accompagnement des structures confrontées aux marchés publics ?

A7 - Adapter l’offre d’insertion aux parcours des salariés

18/05/2009
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14 octobre de 9h00 à 10h30 (complet) et de 11h00 à 12h30atelier
Comment adapter l’offre d’insertion aux parcours des salariés et plus largement les activités des SIAE aux besoins des salariés ? Cet atelier propose des éléments de réponses avec l’exemple du CDI en AI.

Intervenants : Silvia TISSOT (Intermed’, association intermédiaire, Doubs), Samuel MOUGIN (ADPEI, Bouches du Rhône) ; Rémy LE STUM (AIR, Association intermédiaire, Deux Sèvre)

Compte-rendu de l’atelier animé par Alain PIROT (Délégué régional de COORACE Haute-Normandie)

La question du cœur de mission des AI et SIAE est ici posée.

Ce qu’il ressort de l’atelier :

 si les AI ne s’interrogent pas, ne bougent pas, elles n’ont plus d’avenir , à court terme
 un accord pour aller au delà du parcours classique en AI sur des activités traditionnelles
- offres supplémentaires en directions des personnes en parcours, notamment celles qui restent « accrochées » en AI
- argumenter les offres sur le sens pour les personnes intéressées (bénéficiaires)
 affirmer et réaffirmer le projet social, définir un positionnement sur son territoire, élaborer une stratégie commerciale, se donner des outils
- aller vers les entreprises autrement
- vendre des heures ne suffit plus, vendre du service
- faire émerger des emplois de bas niveau de qualification
- aller vers l’entreprise « autrement » (offre service, club entreprise, marchés publics….)
 Points de vigilance:
- initiatives ne doivent pas causer de préjudice au salarié en parcours
- initiatives ne doivent pas être porteuses de destruction d’emploi existants

En conclusion : la fonction SAS est aujourd’hui insuffisante. Il faut sortir des cadres pour créer des réponses nouvelles au service de l’Homme!

A6 - Développer son activité dans les services à la personne

18/05/2009
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13 octobre de 16h30 à 18h00atelier (complet)
Le secteur des services à la personne est extrêmement concurrentiel. Cet atelier vous propose exemples de structures qui ont su créer de nouvelles activités et muscler leur développement pour répondre aux défis du secteur.

Intervenants : Delphine BOUTY (Proxim’Services ACPADI 79, ASP, Deux-Sèvres) ; Anne-Marie BESSE (Directeur délégué de l’IDAP) ; Caroline THOMAS (ESNOV, association intermédiaire, Pays de la Loire).

Delphine BOUTY, directrice d’un Proxim’Services créé depuis de nombreuses années, nous fait part de la réflexion actuelle de la structure sur la diversification de ses activités et la mise en place d’un bouquet de services. Elle souligne les dangers liés à la mono-activité (risques pour l’équilibre de la structure et la trésorerie) et précise que la mise en place d’activités différenciées doit se faire sur la base d’étude des besoins, réalisées par territoires.

Anne-Marie BESSE porte un regard panoramique sur les activités liées aux Services à la Personne et est en capacité de distinguer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans ce domaine. Elle souligne notamment le fait que, selon elle, dans le domaine des SAP, l’innovation est forcément limitée puisque les activités sont réglementées. Elle précise qu’en revanche des innovations peuvent se faire à l’intérieur des activités existantes (ex : communication, trésorerie, zonage).

Caroline THOMAS, qui dirige un Proxim’Services créé tout récemment, nous parle de la création de sa structure et de la stratégie de développement adoptée : ESNOV suit une logique de développement durable intégrée dès le lancement de l’activité, y compris dans les statuts de la structure. Elle nous parle également de tout le travail qui a été fourni en amont de la création du Proxim’Services et notamment de la professionnalisation des salariés en insertion.

Compte-rendu de l’atelier animé par Olivier DELAMARRE (Délégué régional de COORACE Rhône-Alpes)

Les services à la personne sont un secteur en développement mais très concurrentiel dans lequel il faut afficher sa différence.

Le développement d’une activité de services à la personne passe par :
- une formation des permanents
- une professionnalisation des salariés en parcours, des intervenants
La création et/ou le développement d’une structure des services à la personne s’appuie sur un recensement des besoins en formation (permanents + salariés en parcours), des besoins du territoire, une analyse de l’offre existante et la recherche de niches porteuses (développement durable, mise en place de bouquet de service,…..).
Dans le cas d’un bouquet de service, la structure doit mettre en place des tableaux de bord pour chaque service proposé afin d’avoir une vision claire de la rentabilité de chaque activité.
Une structure des services à la personne doit dresser une typologie de sa clientèle et pratiquer des tarifs différenciés.

Les conseils de l’IDAP :
- Développer une offre de services « récurrents » et « occasionnels »
- Bien détailler cette offre de services sur les supports de communication
- Mettre en place une tarification adapté au zonage (déplacement) et évolutive dans le temps (fidélisation clientèle)
- Sécuriser l’acte d’achat : établir des devis clairs avec présentation systématique de l’intervenant
- Faire des enquêtes de satisfaction
- Développer la poly-compétence des salariés (exemple : taches de confort + entretien jardin)
- Développer le parrainage

A5 - Le microcrédit social levier d’insertion socioprofessionnelle

18/05/2009
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13 octobre de 14h30 à 16h00 et de 16h30 à 18h00
atelierLe microcrédit social est un dispositif prévu par la loi de cohésion sociale que le chargé d’insertion sociale et professionnelle peut facilement actionner. Nouvel outil facilitant, sous condition, la réalisation du parcours d’insertion de la personne accompagnée, il est un levier permettant le maintient et l’accès à l’emploi. Découverte de ce dispositif.

Intervenants : Eric BERTRAND (AIRE, association intermédiaire, Calvados) ; Florence GUASTALLA (Responsable de la Caisse Solidaire de Franche-Comté), Martine GENDRE (Responsable des partenariats du Crédit Mutuel)

Eric BERTRAND est directeur adjoint de l’association intermédiaire AIRE. Par ailleurs conseiller en insertion, il a traité une vingtaine de dossiers de micro crédit social. En cette qualité, il s’exprime sur ce que représente le micro crédit social pour le conseiller en insertion professionnelle et pour le demandeur d’emploi ou salarié intermittent d’une structure de l’économie sociale et solidaire de type A.I.

Mme Florence GUASTALLA est responsable de la Caisse Solidaire de Franche Comté, association créée en 2003  et oeuvrant depuis 2004 dans le domaine du micro crédit personnel. Son intervention dans le domaine est donc antérieure au Plan de Cohésion Sociale et à la mise en place nationale du micro crédit social. En tant que responsable de la structure, Mme Guastalla instruit les dossiers de crédit. Cette activité s’inscrit dans un cadre partenarial fort avec les partenaires bancaires et les prescripteurs. Mme Guastalla nous présente son activité, et plus particulièrement le travail partenarial avec les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) de la région.

Responsable des partenariats du Crédit Mutuel, Martine GENDRE coordonne dans ce cadre les accords de coopération locaux et régionaux destinés à faciliter l’accès au micro crédit personnel. Pourquoi ? Comment ? Avec quels dispositifs ? Quels sont les enseignements à tirer des pratiques actuelles ? Martine GENDRE nous livre les explications…

Compte-rendu de l’atelier animé par Laurent BOUVET (Délégué régional de COORACE Basse-Normandie)

L’atelier a permis de mettre en avant plusieurs données à prendre en compte :

 Les deux cultures professionnelles à faire évoluer et converger : la culture bancaire et la culture du social et de l’insertion

 Le rôle fondamental et indispensable de l’accompagnement en amont (diagnostic précis du besoin), pendant (le salarié est prioritaire sur les mises à disposition) et en aval (gestion du budget du foyer) de la réalisation du projet

 Les modalités d’ingénierie : le partenariat SIAE / Banque doit se décliner à l’échelon local

 Le micro crédit social couplé à la mise en situation de travail salarié au sein de la SIAE est un véritable « accélérateur de parcours »

 L’importance pour la structure d’insertion par l’activité économique (notamment pour l’association intermédiaire) d’avoir une organisation permettant un suivi renforcé et une priorisation sur les mises à disposition pour le bénéficiaire de micro crédit social.

A4 - Quand l’IAE noue des partenariats avec des secteurs professionnels

18/05/2009

13 octobre de 14h30 à 16h00 et de 16h30 à 18h00atelier (complet)
Comment répondre aux besoins en recrutement d’une branche professionnelle en tenant compte des compétences et des projets professionnels des salariés en parcours ? Réponse avec des initiatives développées par des SIAE qui ont su mettre en place des partenariats avec des filières professionnelles.

Intervenants : Murielle WALLAERT (Elan Emploi, association intermédiaire, Jura) ; Manuel GAGLIARDI (Intermed’, association intermédiaire, Doubs) ; Patrick Franchini (Président de l’UMIH du Jura).

Fin 2005, 7 AI du Doubs et du Jura décident d’exploiter le potentiel touristique de leurs territoires avec un objectif : se rapprocher de la filière hôtellerie restauration pour faciliter la mise à l’emploi des personnes ayant un projet professionnel dans ce secteur.

Manuel Gagliardi, en temps que 1er coordinateur de cette action témoigne… De l’émergence du projet (fin 2005) à son déroulement jusqu’à fin 2007, période correspondant à la fin des financements et à une tournure différente du projet dans les 2 départements : toutes les explications dans cet atelier.

Murielle Wallaert, au nom des 4 AI du Jura impliquées dans le projet, explique la tournure que celui-ci a pu prendre grâce au soutien du syndicat professionnel hôtelier : UMIH du Jura. (2007 - 2009)

Patrick Franchini, Président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie  du Jura nous expose les raisons de l’engagement de l’UMIH auprès des 4 AI du Jura pour faciliter les liens avec ses adhérents et l’organisation de modules de formation ad hoc.

Compte-rendu de l’atelier animé par Eglantine PELCY (Déléguée Régionale de COORACE Franche-Comté) et Patricia GUIBOUX (Directrice de JURA SERVICE, 39)

Questionnements lors des échanges

Comment s’est créé le collectif d’AI dans le Jura ? Les AI travaillent naturellement ensemble depuis des années. Elles se « partagent » le territoire. Elles se sont donné un nom pour plus de lisibilité mais le collectif n’a pas de statut associatif.

Comment ont réagi les professionnels de la restauration ? L’UMIH et les AI les ont informés régulièrement en fonction de l’avancée de l’action. Chacun à démontré sa volonté de réussir collectivement.

Comment les AI ont-elles construit leur démarche commerciale ? Par l’accompagnement d’une agence de communication pour la création d’une plaquette ; par des échanges de pratiques et d’outils entre les AI : un argumentaire téléphonique, des outils de suivi de démarchage…

Eléments favorisant les liens entre les SIAE et les filières professionnelles
Il s’agit là de conclusions partagées par les participants à l’atelier.

- L’identification d’une filière en tension (et donc d’un besoin spécifique en emploi sur le territoire)
- L’identification de personnes ressources et leur mobilisation tout au long de l’action (mobilisation des syndicats par exemple)
- Le repérage des systèmes d’alliances entre les acteurs sur les territoires
- Le repérage des problématiques rencontrées par les publics ayant travaillé dans la filière professionnelle concernée afin d’apporter une solution et d’être en capacité de les remotiver dans cette filière (il s’est agit ici d’une formation)
- L’identification des profils et compétences des salariés afin de déterminer si la SIAE peut répondre aux besoins en recrutement
- Le travail en commun des SIAE : échanges de pratiques et d’outils, coordination efficace des SIAE (pour lutter contre la fragilisation de la mobilisation dans le temps, la bonne animation du groupe est essentielle)
- La recherche de financement
- Le changement de posture pour les SIAE (l’adoption d’une démarche commerciale)
- L’activation du réseau pour bénéficier d’un soutien dans l’ingénierie
- Le montage d’une formation : dans le rapprochement avec une filière professionnelle, l’organisation d’une formation est une nécessité quasi systématique pour répondre aux besoins en recrutement ; elle permet aux salariés de rentrer dans le métier par doses homéopathiques, ce qui permet de valider le projet professionnel.
- La croyance que ces rapprochements sont possibles
- La volonté de faire de cette action le support d’un partenariat à long terme et à faire vivre…

Enseignements
L’IAE devient un expert de la polyvalence.
L’IAE a encore une fois initié une action ; l’idéal est qu’elle soit portée par la filière professionnelle à l’avenir.
Avoir un interlocuteur impliqué dans le syndicat professionnel pour informer ses adhérents régulièrement et contribuer à diffuser une bonne image de l’insertion est un facteur clé de réussite.
Se reposer sur une branche professionnelle est impératif.
Les SIAE engagées dans un rapprochement avec une filière professionnelle doivent compter sur l’appui de leur COORACE régional ; la coordination de l’action, l’ingénierie de projet, l’essaimage équivalent à un poste à mi-temps pendant 2 ans sur une telle action.

Question
Est-il possible d’envisager une convention ou un rapprochement entre l’UMIH et COORACE au niveau national afin d’aller plus loin et d’essaimer ?

A3 - Lutter contre les discriminations dans l’IAE

18/05/2009
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13 octobre de 14h30 à 16h00 et de 16h30 à 18h00
atelierLes entreprises de l’IAE n’échappent pas à la discrimination : tarification différente des services en fonction du sexe du salarié et demandes discriminatoires de la part des clients font bel et bien partie de leur quotidien. L’objet de cet atelier est d’étudier les bonnes pratiques et de voir comment lutter efficacement contre les discriminations.

Intervenants : Marie-Pierre BACCON (Responsable animation et formation du Réseau Cocagne) ; Jean-Luc GALBRUN (Essor, association intermédiaire, Hauts-de-Seine).

Marie-Pierre BACCON, en tant que responsable nationale du service formation-animation pour le réseau Cocagne expose :

- Pourquoi et comment le Réseau Cocagne est entré dans le dispositif

- Le passage à l’égalité homme-femme et la lutte contre les discriminations

- L’approche adoptée, non pas juridique mais pédagogique

- La mobilisation de structures sur une base volontaire 

- L’implication active des « jardiniers » dans le projet

- Quelques exemples d’actions transférables

Jean-Luc GALBRUN, dirigeant d’ESSOR, nous présente son expérience concrète de mise en place d’un projet de lutte contre les discriminations au sein de sa structure. Il expose :

- L’historique du projet en deux phases  et le changement d’approche correspondant

- L’état actuel du projet

- Ce qui a été concrètement mis en place

- L’impact sur l’équipe, les salariés en parcours, les interlocuteurs habituels de la SIAE

Compte-rendu de l’atelier animé par Marion HAJDENBERG (Directrice adjointe COORACE)

De nombreux éléments communs ont pu être identifiés entre l’action du Réseau Cocagne et l’action individuelle menée par l’association intermédiaire ESSOR.

Ainsi c’est un engagement préalable sur l’égalité femme-homme et la mixité des métiers qui a permis d’initier une action plus globale sur les discriminations.

Des facteurs de réussite communs ensuite : l’importance de sensibiliser à tous les niveaux (salariés permanents et dirigeants mais aussi salariés en insertion, bénévoles administrateurs et interlocuteurs extérieurs) ; la nécessité d’un accompagnement extérieur de la structure ; le fait de se centrer d’abord sur les problèmes concrets rencontrés par la structure avant d’amener le cadre juridique ; enfin et surtout la nécessité de travailler sur ses propres représentations et stéréotypes, conscients et inconscients, et d’analyser ses pratiques au regard des risques de discrimination.

L’atelier a également permis de rappeler l’existence de plusieurs jalons sur la question : le référentiel CEDRE version 2 qui intègre la lutte contre les discriminations, l’existence d’une formation dédiée dans le catalogue COORACE, la loi de décembre 2008 enfin. Reste donc à faire vivre ces outils et ces engagements de manière à œuvrer plus concrètement contre les discriminations !

A2 - Quand insertion rime avec innovation

18/05/2009
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13 octobre de 14h30 à 16h00 et de 16h30 à 18h00atelier (complet)
Cet atelier vous propose quelques regards sur des innovations développées par des entreprises de l’ESS : Adomiclic, entreprise d’insertion de Marseille, experte de l’assistance Internet et informatique à domicile ; Arcoop, coopérative d’activités du groupe Archer, qui propose appuis et ressources mutualisés à de nouveaux entrepreneurs et enfin S.E.M.E.S en cours de création d’une entreprise d’insertion dans la viticulture.

Intervenant : Stéphane DELAHAYE (Adomiclic, entreprise d’insertion, Bouches du Rhône) ; Stéphane MAURIN (Arcoop, coopérative d’activités, Drôme) ; Martine COLLAVET (S.E.M.E.S, association intermédiaire, Loire-Atlantique).

Adomiclic, entreprise d’insertion spécialisée dans l’assistance Internet et informatique à domicile, a été créée en novembre 2007 à Marseille par l’association intermédiaire ADPEI. Elle propose aujourd’hui des prestations d’aide à l’installation, de dépannage et de formation à l’usage de l’informatique à près de 150 particuliers de l’agglomération. Adomiclic est également un précieux outil d’insertion : elle permet à des personnes en fin de parcours de se qualifier pour accéder directement à un emploi dans la prestation de services informatiques et Internet. Les premiers salariés en parcours d’insertion s’orientent en majorité vers la création de leur propre entreprise. Tirant profit du soutien aux services à la personne « élargis » par le plan Borloo de 2005 et d’un appui du Conseil régional, Adomiclic concrétise ainsi un investissement de plusieurs années dans les TIC au service de l’accès à l’emploi : premières expérimentations dans le cadre d’un projet EQUAL piloté par le COORACE PACA-Corse avec 4 autres adhérents dès 2002, puis lancement en 2005 d’une formation au métier d’Intervenant en Services Numériques à la Personne qui aboutit à la reconnaissance d’un titre national en avril 2009.

La Coopérative d’emplois et d’activités ARCOOP a été créée en mars 2007 au sein du Groupe d’insertion ARCHER à Romans afin de proposer une nouvelle forme de soutien au développement local de l’emploi : l’entrepreneuriat dans un cadre collectif et solidaire. ARCOOP accueille et accompagne aujourd’hui 44 entrepreneurs qui investissent des secteurs  très diversifiés (du carrelage à l’infographie en passant par la confection pouvant être regroupés en six « centres de profit » : bâtiment, image Internet, artisanat d’art, production, conseil formation, forêt vigne environnement). Elle les accompagne dans leurs démarches, leur permet de tester leur activité en bénéficiant de services supports et facilite la mutualisation des savoirs et ressources. Si l’activité est viable, l’entrepreneur peut devenir salarié en CDI de la CAE et sécuriser ainsi son statut tout en continuant à bénéficier des services et des atouts du collectif. Une vingtaine d’entrepreneurs sont aujourd’hui salariés. Ils sont rémunérés au prorata de leur chiffre d’affaire, dont 10% est réservé à la coopérative. Ils participent activement au fonctionnement d’ARCOOP par le biais de réunions coopératives mensuelles et pourront bientôt participer à sa gouvernance en devenant sociétaires coopérateurs.

ESSEM, EI spécialisée dans la prestation de services aux viticulteurs et dans l’entretien des espaces verts et naturels lancera ses activités sur territoire du vignoble nantais en octobre 2009. Créée par SEMES, AI porteuse d’un ACI spécialisé dans l’entretien des espaces verts, ESSEM joue sur la complémentarité d’activités. En répondant à la demande en main d’œuvre saisonnière des viticulteurs et en proposant son appui aux entreprises paysagères locales qui décrochent des contrats, elle souhaite qualifier les personnes en difficulté d’accès à l’emploi pour qu’elles puissent accéder à des postes pérennes, quitte à mobiliser le temps partagé. Cette concrétisation est le fruit d’un processus d’expérimentations partenariales conduites depuis plus de deux ans, avec pour objectif de diversifier l’offre d’insertion en associant les employeurs du territoire et de renforcer les débouchés en emploi pérenne localement pour les personnes en situation de précarité. La démarche d’innovation ne s’arrête pas là. Pour faciliter la création d’emplois à temps partagé, SEMES et ESSEM réfléchissent à la création d’un groupement d’employeur qui permettrait, au-delà d’une mutualisation des permanents entre SIAE, de mobiliser également les viticulteurs et entreprises du paysage pour l’emploi des salariés issus d’un parcours d’insertion. Elles initient également une « Eco-cyclerie ».

Compte-rendu de l’atelier animé par Anne-Claire PIGNAL (Chargée de mission Territoires COORACE)

En quoi l’innovation est-elle nécessaire pour les entreprises de l’IAE ?

Les enjeux de l’innovation
L’innovation relève de la mission première des entreprises de l’ESS : formuler des propositions en réponse à de nouvelles problématiques sociétales et territoriales. Elle est un levier pour surmonter l’impasse du chômage de masse : proposer des solutions concrètes l’accès à l’emploi pérenne, la stabilisation des emplois et la lutte contre la précarité. Elle constitue également un atout pour la consolidation de ces entreprises sur les territoires.

Les différents types d’innovation
 sur les produits et les services proposés aux personnes, aux employeurs et aux territoires : identification de nouvelles niches d’activités ; développement de complémentarités avec les entreprises ; construction d’interfaces renouvelées entre demandeurs d’emploi et employeurs ; recherche de nouveaux « horizons » pour les demandeurs d’emploi ; solutions permettant de sortir de la précarité.
 dans la démarche : inscription dans des partenariats ancrés sur les territoires, développement de nouvelles méthodes entrepreneuriales, etc.
 dans les modes d’organisation : développement de nouvelles formes d’entreprises dépassant les cadres de l’IAE, permettant de pérenniser les emplois, de lutter contre la précarité et de renforcer le pouvoir d’agir des personnes.

Les conditions de réussite et d’inscription dans la durée
 une posture particulière : accepter de prendre des risques ; savoir sortir des cadres ; se positionner en complémentarité avec les autres acteurs du territoire ; toujours renforcer sa connaissance des personnes.
 des compétences et des moyens nécessitant souvent une mutualisation dans le cadre de groupes économiques solidaires, de collectifs et de réseaux : recherche & développement, anticipation et prospective ; communication et valorisation ; essaimage et transfert adaptés aux différents contextes.

A1 - Mesurer la situation des salariés en insertion et la plus-value des entreprises de l’ESS pour leur territoire

18/05/2009
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13 octobre de 14h30 à 16h00atelier1 (complet)
Cet atelier vous fait découvrir d’outils permettant d’évaluer la situation du salarié durant son parcours d’insertion et présentation des méthodes mesurant la plus value territoriale des entreprises de l’ESS.

Intervenants : Annie DION (Responsable d’ASER, association intermédiaire, Centre); Felix LABONNE (Directeur du cabinet «Stratégie et développement»).