C3 - La participation citoyenne des personnes en situation de précarité
13 octobre de 16h30 à 18h00
L’un des objectifs de l’économie sociale et solidaire est d’intégrer les salariés à la gouvernance de leur entreprise. La participation des salariés à la vie de leur entreprise est-elle une réalité dans l’IAE ? Et plus largement, quel est le niveau de participation citoyenne des personnes en situation de précarité ? Quelles sont les pratiques dans les entreprises « classiques » ? Eléments de réponse dans cette conférence.
Intervenants : Thierry NAVARRO (Secrétaire régional CFDT de Haute-Saône) ; Geneviève DUBOIS (Consultante pour EAPN, réseau européen de lutte contre la pauvreté et coordinatrice nationale pour la préparation des rencontres européennes des personnes en situation de pauvreté) ; Emeric AUGE (témoin) ; Etienne LAURENT (COORACE national) ; Pascal DEBAY (Secrétaire général adjoint de la fédération CGT de l’Action sociale ).
Compte-rendu de la conférence animée par Eric PALLANDRE (OXALIS SCOP, Savoie)
La participation au sein des structures de l’insertion par l’activité économique, ou comment, en tant qu’employeur, n’être ni « dieu tout puissant » ni « dame patronnesse » !
Si le constat de la diversité des définitions de la participation est fait, deux notions essentielles émergent.
Premièrement, la participation des salariés en parcours leur permet d’être sujet, plein et entier, tant dans leur vie professionnelle que dans leur vie extra professionnelle. Ainsi au-delà de la sphère professionnelle, la participation des salariés contribue à la formation de salariés pleinement citoyen.
Deuxièmement, cette participation permet de créer des contrepouvoirs à celui de l’employeur, contrepouvoir toujours utile, y compris dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, pour réduire le risque d’abus de pouvoir.
Ainsi, laisser hors du processus de décision de l’entreprise 95 % des salariés de celle-ci serait contraire à la notion de démocratie sociale, notion centrale dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Cela contreviendrait également à l’exigence d’un management de qualité.
Une interrogation peut être soulevée : au-delà de la notion de participation des salariés, ne faut-il pas travailler à la représentativité de ces salariés c’est-à-dire à leur capacité, leur droit même, à représenter la communauté toute entière des salariés au-delà des seuls salariés en parcours ?