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A3 - Lutter contre les discriminations dans l’IAE

18/05/2009

13 octobre de 14h30 à 16h00 et de 16h30 à 18h00
atelierLes entreprises de l’IAE n’échappent pas à la discrimination : tarification différente des services en fonction du sexe du salarié et demandes discriminatoires de la part des clients font bel et bien partie de leur quotidien. L’objet de cet atelier est d’étudier les bonnes pratiques et de voir comment lutter efficacement contre les discriminations.

Intervenants : Marie-Pierre BACCON (Responsable animation et formation du Réseau Cocagne) ; Jean-Luc GALBRUN (Essor, association intermédiaire, Hauts-de-Seine).

Marie-Pierre BACCON, en tant que responsable nationale du service formation-animation pour le réseau Cocagne expose :

- Pourquoi et comment le Réseau Cocagne est entré dans le dispositif

- Le passage à l’égalité homme-femme et la lutte contre les discriminations

- L’approche adoptée, non pas juridique mais pédagogique

- La mobilisation de structures sur une base volontaire 

- L’implication active des « jardiniers » dans le projet

- Quelques exemples d’actions transférables

Jean-Luc GALBRUN, dirigeant d’ESSOR, nous présente son expérience concrète de mise en place d’un projet de lutte contre les discriminations au sein de sa structure. Il expose :

- L’historique du projet en deux phases  et le changement d’approche correspondant

- L’état actuel du projet

- Ce qui a été concrètement mis en place

- L’impact sur l’équipe, les salariés en parcours, les interlocuteurs habituels de la SIAE

Compte-rendu de l’atelier animé par Marion HAJDENBERG (Directrice adjointe COORACE)

De nombreux éléments communs ont pu être identifiés entre l’action du Réseau Cocagne et l’action individuelle menée par l’association intermédiaire ESSOR.

Ainsi c’est un engagement préalable sur l’égalité femme-homme et la mixité des métiers qui a permis d’initier une action plus globale sur les discriminations.

Des facteurs de réussite communs ensuite : l’importance de sensibiliser à tous les niveaux (salariés permanents et dirigeants mais aussi salariés en insertion, bénévoles administrateurs et interlocuteurs extérieurs) ; la nécessité d’un accompagnement extérieur de la structure ; le fait de se centrer d’abord sur les problèmes concrets rencontrés par la structure avant d’amener le cadre juridique ; enfin et surtout la nécessité de travailler sur ses propres représentations et stéréotypes, conscients et inconscients, et d’analyser ses pratiques au regard des risques de discrimination.

L’atelier a également permis de rappeler l’existence de plusieurs jalons sur la question : le référentiel CEDRE version 2 qui intègre la lutte contre les discriminations, l’existence d’une formation dédiée dans le catalogue COORACE, la loi de décembre 2008 enfin. Reste donc à faire vivre ces outils et ces engagements de manière à œuvrer plus concrètement contre les discriminations !

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