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A2 - Quand insertion rime avec innovation

18/05/2009

13 octobre de 14h30 à 16h00 et de 16h30 à 18h00atelier (complet)
Cet atelier vous propose quelques regards sur des innovations développées par des entreprises de l’ESS : Adomiclic, entreprise d’insertion de Marseille, experte de l’assistance Internet et informatique à domicile ; Arcoop, coopérative d’activités du groupe Archer, qui propose appuis et ressources mutualisés à de nouveaux entrepreneurs et enfin S.E.M.E.S en cours de création d’une entreprise d’insertion dans la viticulture.

Intervenant : Stéphane DELAHAYE (Adomiclic, entreprise d’insertion, Bouches du Rhône) ; Stéphane MAURIN (Arcoop, coopérative d’activités, Drôme) ; Martine COLLAVET (S.E.M.E.S, association intermédiaire, Loire-Atlantique).

Adomiclic, entreprise d’insertion spécialisée dans l’assistance Internet et informatique à domicile, a été créée en novembre 2007 à Marseille par l’association intermédiaire ADPEI. Elle propose aujourd’hui des prestations d’aide à l’installation, de dépannage et de formation à l’usage de l’informatique à près de 150 particuliers de l’agglomération. Adomiclic est également un précieux outil d’insertion : elle permet à des personnes en fin de parcours de se qualifier pour accéder directement à un emploi dans la prestation de services informatiques et Internet. Les premiers salariés en parcours d’insertion s’orientent en majorité vers la création de leur propre entreprise. Tirant profit du soutien aux services à la personne « élargis » par le plan Borloo de 2005 et d’un appui du Conseil régional, Adomiclic concrétise ainsi un investissement de plusieurs années dans les TIC au service de l’accès à l’emploi : premières expérimentations dans le cadre d’un projet EQUAL piloté par le COORACE PACA-Corse avec 4 autres adhérents dès 2002, puis lancement en 2005 d’une formation au métier d’Intervenant en Services Numériques à la Personne qui aboutit à la reconnaissance d’un titre national en avril 2009.

La Coopérative d’emplois et d’activités ARCOOP a été créée en mars 2007 au sein du Groupe d’insertion ARCHER à Romans afin de proposer une nouvelle forme de soutien au développement local de l’emploi : l’entrepreneuriat dans un cadre collectif et solidaire. ARCOOP accueille et accompagne aujourd’hui 44 entrepreneurs qui investissent des secteurs  très diversifiés (du carrelage à l’infographie en passant par la confection pouvant être regroupés en six « centres de profit » : bâtiment, image Internet, artisanat d’art, production, conseil formation, forêt vigne environnement). Elle les accompagne dans leurs démarches, leur permet de tester leur activité en bénéficiant de services supports et facilite la mutualisation des savoirs et ressources. Si l’activité est viable, l’entrepreneur peut devenir salarié en CDI de la CAE et sécuriser ainsi son statut tout en continuant à bénéficier des services et des atouts du collectif. Une vingtaine d’entrepreneurs sont aujourd’hui salariés. Ils sont rémunérés au prorata de leur chiffre d’affaire, dont 10% est réservé à la coopérative. Ils participent activement au fonctionnement d’ARCOOP par le biais de réunions coopératives mensuelles et pourront bientôt participer à sa gouvernance en devenant sociétaires coopérateurs.

ESSEM, EI spécialisée dans la prestation de services aux viticulteurs et dans l’entretien des espaces verts et naturels lancera ses activités sur territoire du vignoble nantais en octobre 2009. Créée par SEMES, AI porteuse d’un ACI spécialisé dans l’entretien des espaces verts, ESSEM joue sur la complémentarité d’activités. En répondant à la demande en main d’œuvre saisonnière des viticulteurs et en proposant son appui aux entreprises paysagères locales qui décrochent des contrats, elle souhaite qualifier les personnes en difficulté d’accès à l’emploi pour qu’elles puissent accéder à des postes pérennes, quitte à mobiliser le temps partagé. Cette concrétisation est le fruit d’un processus d’expérimentations partenariales conduites depuis plus de deux ans, avec pour objectif de diversifier l’offre d’insertion en associant les employeurs du territoire et de renforcer les débouchés en emploi pérenne localement pour les personnes en situation de précarité. La démarche d’innovation ne s’arrête pas là. Pour faciliter la création d’emplois à temps partagé, SEMES et ESSEM réfléchissent à la création d’un groupement d’employeur qui permettrait, au-delà d’une mutualisation des permanents entre SIAE, de mobiliser également les viticulteurs et entreprises du paysage pour l’emploi des salariés issus d’un parcours d’insertion. Elles initient également une « Eco-cyclerie ».

Compte-rendu de l’atelier animé par Anne-Claire PIGNAL (Chargée de mission Territoires COORACE)

En quoi l’innovation est-elle nécessaire pour les entreprises de l’IAE ?

Les enjeux de l’innovation
L’innovation relève de la mission première des entreprises de l’ESS : formuler des propositions en réponse à de nouvelles problématiques sociétales et territoriales. Elle est un levier pour surmonter l’impasse du chômage de masse : proposer des solutions concrètes l’accès à l’emploi pérenne, la stabilisation des emplois et la lutte contre la précarité. Elle constitue également un atout pour la consolidation de ces entreprises sur les territoires.

Les différents types d’innovation
 sur les produits et les services proposés aux personnes, aux employeurs et aux territoires : identification de nouvelles niches d’activités ; développement de complémentarités avec les entreprises ; construction d’interfaces renouvelées entre demandeurs d’emploi et employeurs ; recherche de nouveaux « horizons » pour les demandeurs d’emploi ; solutions permettant de sortir de la précarité.
 dans la démarche : inscription dans des partenariats ancrés sur les territoires, développement de nouvelles méthodes entrepreneuriales, etc.
 dans les modes d’organisation : développement de nouvelles formes d’entreprises dépassant les cadres de l’IAE, permettant de pérenniser les emplois, de lutter contre la précarité et de renforcer le pouvoir d’agir des personnes.

Les conditions de réussite et d’inscription dans la durée
 une posture particulière : accepter de prendre des risques ; savoir sortir des cadres ; se positionner en complémentarité avec les autres acteurs du territoire ; toujours renforcer sa connaissance des personnes.
 des compétences et des moyens nécessitant souvent une mutualisation dans le cadre de groupes économiques solidaires, de collectifs et de réseaux : recherche & développement, anticipation et prospective ; communication et valorisation ; essaimage et transfert adaptés aux différents contextes.

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